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du CLUB SYNERGOLOGIE

 

LE SAVIEZ-VOUS (01/03/2021)

Rides d'expression, preuves d'émotion

 rides

 

 

Les dernières trouvailles cosmétiques proposent d'éliminer une forme particulière de rides : les rides d'expression.

Attention : éliminer ces rides revient à faire le vide émotionnel sur votre visage. Votre entourage perdra de précieux indices sur vos états d'âme.

Certaines rides résultent de contractions musculaires répétées lorsque nous sourions, exprimons de l'anxiété, sommes préoccupés ou nous mettons en colère. Ces rides dites d'expression se creusent avec le temps. En effet, elles sont la trace des réactions émotionnelles qui se jouent au fil du temps. Quand on ressent certaines émotions, le visage est parcouru de contractions musculaires qui sont la signature du climat émotionnel intérieur ; le visage exprime ce ressenti à l'entourage.

Les muscles qui participent à ce « langage du visage » sont au nombre d'une quarantaine. En fonction du type d'émotions ressenties, qui sont une des caractéristiques de la personnalité, des combinaisons particulières de ces muscles se contractent.

Ultérieurement, même lorsque le visage est au repos et que l'on n'éprouve aucune émotion particulière, les muscles qui ont été le plus souvent activés conservent une tension résiduelle, une contraction qui rétracte la peau et donne naissance à une ride. De cette façon, la répétition des réactions émotionnelles finit par laisser des empreintes permanentes sous forme de rides d'expression.

Dynamiques dans leur formation, elles finissent par marquer le visage d'autant plus que l'on avance en âge. Ces rides permanentes contribuent à notre connaissance intuitive d'autrui, de certains aspects de sa personnalité. Les éliminer revient à briser cette communication intuitive.

Le revers, avec l’âge avancé, elles brouillent les émotions...

En effet, les émotions se traduisent par une expression du visage bien définie et participent à une communication non verbale entre individus.

Des psychologues allemands, canadiens et américains l’ont constaté en montrant à des sujets des visages jeunes exprimant diverses émotions (colère, tristesse, joie, peur...) et les mêmes visages vieillis par des méthodes informatiques, exprimant les mêmes émotions. Les observateurs devaient à la fois identifier l’émotion exprimée et noter l’intensité de l’émotion sur une échelle de 1 à 7.

Les psychologues ont montré que les spectateurs (âgés de 21 ans en moyenne) se trompaient souvent sur l’émotion exprimée par le visage âgé, mais pas par le visage jeune. En outre, lorsqu’ils identifiaient correctement l’émotion, ils la jugeaient moins intense.

Cette expérience montre que l’on décode d’autant mieux une émotion sur un visage que ce dernier est « vierge », la moindre ride pouvant effectivement être attribuée à un état affectif. Lorsque le visage est déjà marqué, l’expression d’une émotion est moins visible, et plus difficile à déchiffrer.

Mieux vaut s’en souvenir quand on interagit avec une personne âgée.

Up and Com’ lecture des émotions sur le visage.

CLAUDE BONNET ET SÉBASTIEN BOHLER| 30 novembre 1999|

 

LE SAVIEZ-VOUS (01/03/2021)

La Synergologie est une discipline.
Elle ne livre pas de recettes de communication alambiquées. Elle aide à mesurer précisément et de manière fiable, le décalage entre ce qui est dit et ce qui est.
Elle identifie les hiatus de communication. Au passage, elle nous permet de comprendre à quel point nous manquons parfois de cohérence avec nous-mêmes, lorsque nous communiquons avec les autres.
Le synergologue cherche à communiquer de façon plus épurée, plus juste, plus simple. Il réfute toutes les recettes invoquant « qu’il faut communiquer comme ceci … faire comme cela ». C’est d’ailleurs sans doute parce que nous nous cachons tellement derrière les techniques, les recettes, les stratégies que nous avons aujourd’hui tellement de mal à entrer en communication simplement, les uns avec les autres.

Epurons, oublions les recettes, et soyons davantage présents et attentifs. C’est le credo de la synergologie.

Note de cours Ph Turchet – IES 2013

 

 

LE SAVIEZ-VOUS (01/02/2021)

MES 5 CLÉS POUR RELÂCHER LA PRESSION

La pression qui pèse sur nos épaules résulte souvent d’une volonté exagérée de bien faire et d’une peur de ne pas être à la hauteur de nos propres exigences. Pour vivre cette pression de manière moins tyrannique, il peut être utile de revoir à la baisse ses propres exigences. Ce cheminement est plus ardu lorsqu’on possède une certaine dose de perfectionnisme, que ce soit pour des raisons liées à l’éducation reçue dans l’enfance, de traits de caractère bien ancrés ou à cause d’un environnement de travail très responsabilisant. Il est toujours utile d’essayer de changer, de relâcher les exigences et d’être plus indulgent vis-à-vis de soi-même.

Aussi, prenez le temps de faire ces exercices dans l’ordre cette semaine.

Constatez les changements. Mais ne soyez pas trop exigeant(e) avec vous-même !

Mardi

Prenez conscience des pièges de vos exigences

- Examinez dans quels domaines vous pouvez être facilement un peu moins perfectionniste. Une diminution de un quart du temps que vousconsacrez à ces activités secondaires devrait déjà alléger vos journées.

- Comparez les avantages et inconvénients de votre perfectionnisme : si les inconvénients sont plus importants, vous avez tout intérêt à poursuivre votre démarche.

Mercredi

Imaginez-vous « moins parfait »

-      Essayez d’imaginer quelle serait votre vie sans perfectionnisme.

-      Soyez moins exigeant(e) envers vous-même.

-      Introduisez de la nuance dans les mots que vous employez, évitez les mots généralisateurs comme toujours, jamais, nul, raté…

-      Apprenez aussi à nuancer vos jugements sur vous-même. Vous vous découvrirez peu à peu plus satisfait de vous-même

Jeudi

Consacrez-vous à vos vrais objectifs de vie

-      Essayez d’imaginer quelle serait votre vie si vous n’essayiez pas de tout faire parfaitement.

-      Cherchez des modèles imparfaits.

-      Demandez-vous quelles sont les qualités, les points positifs des personnes de votre entourage que vous appréciez sans qu’elles soient pour autant impeccables.

-      Interrogez-vous sur vos vraies priorités.  « Si je devais mourir demain, qu’est-ce que je regretterais vraiment de ne pas avoir fait ? »

-      Les premières choses qui vous viennent à l’esprit sont probablement les plus importantes à faire.

-      Apprenez à dire non.

-      Tolérez une certaine dose d’imperfection.

-      Passez à la phase de désensibilisation : recherchez ou provoquez vous-même des situations dans lesquelles vous serez imparfait.

Vendredi

Devenez vraiment vous-même

Passez d’un « paraître parfait » à un « être vous-même » en toute transparence.

-      Acceptez de demander de l’aide, si nécessaire.

-      Acceptez vos erreurs sans remettre en cause votre valeur propre.

-      Adoptez envers vous-même une attitude bienveillante en revenant sur ce que vous avez fait de bien dans le passé.

-      Allez à l’essentiel : réduisez certaines de vos activités les moins plaisantes.

Samedi

Vivez aussi pour le plaisir… et pas seulement pour la réussite.

Passez de la recherche de performance à la recherche de plaisir, de réconfort ou de bien-être.

-      Acceptez de ne pas tout contrôler.

-      Le plaisir est aussi dans le corps : il est important de pratiquer des activités physiques pour le plaisir et non pas seulement pour la performance.

-      Acceptez vos sensations et pensées, la méditation peut vous y aider.

-      Libérez vos émotions.

-      Au cours de la journée, faites une pause deux à trois fois pendant une minute, concentrez-vous sur les odeurs qui affleurent, regardez le paysage.

 

LE SAVIEZ-VOUS (01/01/2021)

"Les malentendus sont toujours causés par l'incapacité à apprécier le point de vue d'autrui" Nikola Tesla

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LE SAVIEZ-VOUS (01/12/2020)

couple

Vous êtes en couple et votre conjoint(e) vous reproche – encore – de ne pas avoir été agréable lors du déjeuner avec ses parents… Sur son visage, vous lisez de la gêne. Vous trouvez moyen de l’apaiser, et tout s’arrange. Mais si vous lisez du mépris, cela n’améliorera pas la qualité de votre relation ! Et vous ne vous motiverez pas pour changer !

C’est ce que révèle en partie l’étude de Bonnie Le, de l’université de Rochester, et de ses collègues. Les psychologues ont recruté 111 couples de longue date (plus de trois ans) et ont demandé à chaque personne de préciser une caractéristique qu’il voudrait que leur partenaire change, tout en évaluant leurs propres émotions et la perception des émotions de leur conjoint, ainsi que la qualité de leur relation et leur motivation pour changer.

Les chercheurs ont classé les émotions perçues chez l’autre en deux catégories : les émotions d’apaisement, comme la culpabilité, la gêne et la honte, qui surgissent lorsque l’on prend conscience d’avoir enfreint une norme sociale ou morale ; et les émotions de domination, comme la colère et le mépris, qui apparaissent lorsqu’on a le sentiment de ne pas avoir été écouté ou que ses objectifs sont contrecarrés.

Ainsi, quand un partenaire identifie chez l’autre des émotions d’apaisement, la précision empathique, à savoir le fait de bien les déterminer, prédit une meilleure qualité de la relation. En revanche, pour les émotions de domination, ce n’est pas la précision empathique, mais l’intensité plus élevée des émotions ressenties qui prédit une moins bonne qualité du couple. De plus, le fait de bien distinguer les émotions de son conjoint, quelles qu’elles soient, ne signifie pas qu’on est forcément prêt à changer…

Seule une plus grande capacité à détecter les émotions d’apaisement est donc le signe d’une relation plus satisfaisante… C’est ce qui se passe quand on montre de l’intérêt pour son partenaire ou que l’on se reconnaît un défaut. Et quand il s’agit de changer au sein de son couple, les psychologues suggèrent que seule une communication directe et apaisée, avec le moins de mépris et de colère possible, peut avoir des bénéfices…B. S.-L.

 

LE SAVIEZ-VOUS (01/11/2020)

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Enaction : Idée que la cognition se pratique en action. Le corps se met en œuvre et la personne pense à partir de l’action du corps. Concept forgé par Francisco Varela

L’embodiment est un mouvement qui intervient pour nuancer voire mettre fin dans son acception la plus radicale, au dualisme de DESCARTES. (1644) qui propose la division dualiste corps-cerveau, en invoquant l’idée que le cerveau décide et imprime son mouvement au corps. « Je pense donc je suis » est le crédo de la théorie.

Mais un mouvement important en neurosciences rejette aujourd’hui cette perspective dualiste (DAMASIO, 1995, 2003 ; LEDOUX, 1991 ; LIBET, et al, 1983 ; CHURCHLAND, 1986 ; HAYNES, et al, 2004 ; SOON et al, 2008 ; BARGH ET CHARTRAND, 1999) en considérant l’espace corps-cerveau comme un tout.

L'embodiment appelé « encorporation » dans sa version francophone permet la description de deux processus conjoints, symétriques et complémentaires. Un mode bottom-up expliquant le fait que les informations provenant du corps influencent la cognition et un mode top-down, rendant compte du fait que la cognition intervient elle aussi sur les mouvements corporels. L’interactivité entre l’activité corporelle et l’activité cognitive semble de fait très intriquée.

La théorisation de l’embodiment à travers la cognition incarnée (embodied mind) conduit à considérer le corps comme un support de la cognition, ou pour le dire comme Lakoff et Johnson (1999). « The mind is inherently embodied. »

Note de cours Ph Turchet – IES 2013

 

LE SAVIEZ-VOUS (01/10/2020)

Petite question simple : pourquoi cligne-t-on des yeux ?

La plupart des gens répondent que cela permet de les humidifier, de les lubrifier et d’éviter qu’ils ne se dessèchent. Certes, mais un fait troublant demeure : la fréquence des battements de paupières est nettement supérieure à celle qui serait nécessaire pour humidifier les yeux. Or, des neuroscientifiques de l’Université d’Osaka ont récemment découvert que le clignement permettrait au cerveau de se reposer.

Nous clignerions donc des yeux pour reposer temporairement notre attention, pour ne pas rester cramponnés tout le temps à une pensée, une conversation ou une tâche, ce qui épuise les ressources du cerveau.

Ce qui entraîne la conséquence suivante : dans les situations où nous devons maintenir notre attention à un niveau très élevé et de façon prolongée, nous avons tendance à battre moins des paupières. Ainsi, le psychologue Albert Vrij, de l’Université d’Amsterdam, a travaillé avec les services de police et a constaté que les suspects clignent moins des yeux quand ils mentent, car ils sont intensément concentrés. En revanche, une fois le mensonge terminé, on n’observe que la fréquence des battements de paupières double. L’attention se relâche, elle a besoin de se reposer, et cela passe par un clignement des yeux.

Le battement de paupières, geste automatique et tellement banal qu'on n'y prête plus attention, aurait ainsi un effet régulateur de... l'attention. Concrètement, lorsque notre cerveau repère des moments où son attention est moins nécessaire (lors d'une conversation, d'une tâche, etc.), il commanderait automatiquement un battement de paupières qui permettrait en quelque sorte de passer un coup d'éponge sur le tableau noir de la conscience, pour le remettre à zéro, ou du moins le « recharger ».

C'est ainsi qu'il y a quelques années, Tamami Nakano avait déjà découvert que, lorsque plusieurs personnes regardent un film, leurs battements de paupières se synchronisent. Elles clignent des yeux au moment où le film requiert le moins d’attention. Puis, dès que l'intrigue recquiert à nouveau toute l'attention du spectateur, les yeux clignent moins.

En conclusion, observez avec soin les battements de paupières de vos interlocuteurs: ils vous renseigneront en un clin d'œil sur leur degré d'attention.

 

LE SAVIEZ- VOUS ( 01/09/2020)

Demain, reprise des cours en présentiel et bien sur respect de la distance personnelle.
C’est sacré ! Bien avant la COVID 19. Quand un malotru fait irruption dans notre bulle personnelle, des neurones sentinelles s’allument dans notre cerveau. Sus à l’intrus !
 
DES HIRONDELLES ESPACÉES SUR LE FIL ÉLECTRIQUE
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Le zoologiste suisse, Heini HEDIGER (1908-1992), a remarqué que des espèces animales maintiennent toujours une « distance personnelle » autour d’eux, même avec leurs pairs ; par exemple, les hirondelles se posent sur une ligne électrique à intervalles réguliers les unes par rapport aux autres. Et si un congénère pénètre dans cette zone invisible, il déclenche parfois un combat…
 
Quelques années plus tard, l’anthropologue américain Edward T. Hall (1914-2009) transférait ces découvertes à l’être humain en proposant la théorie de la proxémie, à l’occasion de la sortie de son ouvrage en 1966, La Dimension cachée. Selon lui, la distance que les gens maintiennent entre eux est un moyen de communication non verbale qui dépend, entre autres, de leur proximité familiale, amicale…) et de la culture dans laquelle ils vivent.

Hall a distingué quatre zones de contact interpersonnel : les distances publique, sociale, personnelle et intime (voir l’encadré page ci-contre). Par Anna LORENZEN, docteure en neurosciences et journaliste à Gehirn & Geist. Extrait

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